Le livret A est le placement le plus prisé par les Français, surtout ceux aux revenus modestes. Le livret A est plus souple, plus sûr et épargné des mauvaises surprises de hausse ou baisse soudaine du taux de rémunération. Pour les personnes qui souhaitent maintenir tout simplement leur niveau d’achat, le livret A reste la solution de placement la plus sûre. La réforme va-t-elle encore maintenir cette image du livret A ?
Zoom sur les dispositions qui changent !
Le taux de rémunération du livret A est très modeste, mais il reste stable pour vous permettre de rester serein. Ce taux change légèrement depuis l’existence du livret A en fonction des taux du marché monétaire. En ce moment, le taux tourne autour de 1 à 0,75 %. Aussi faible soit-il, un tel changement peut avoir un impact conséquent sur le secteur du logement social. Les fonds collectés avec le livret A servent à financer la construction de logement social. Si le livret A devient moins attractif, il n’y aura plus assez de fonds pour ce financement. D’où l’intérêt de cette réforme ! Avec cette réforme, le taux de rendement du livret A changera plutôt en fonction des courbes de l’inflation. A minima, les épargnants bénéficient d’un taux de rémunération au niveau de l’inflation. Il ne bascule plus en fonction des aléas économiques.
Comment va-t-on procéder alors avec cette réforme ?
Cette rémunération dite « plancher » déterminée selon le niveau d’inflation garantira une certaine stabilité à tous les acteurs, aux banques comme aux clients. L’inflation pouvant être si volatile, une mesure sera prise. Le taux de rémunération ne sera plus calculé en fonction des prix à la consommation. Ces dernières peuvent changer fréquemment, perturbant la rémunération du livret A. Le chiffre de l’inflation sera lissé sur six mois pour limiter les changements brusques. Le but de cette réforme est surtout d’éviter de faire chuter le taux. Elle ne garantit pas une hausse prometteuse. De toutes les façons, les fonds collectés servent de financement aux acteurs du logement social. Mais une hausse du taux de rémunération entraîne un surcoût dans les charges de ces acteurs. D’où le maintien à stabilité du taux pour l’intérêt de tous.